
Partis très tôt en car (3h30), nous étions ce 26 septembre 2026, paroissiens et diocésains, dans un Paris vidé de ses voitures. De longues files de marcheurs s’étiraient sur les trottoirs et se regroupaient en masses de plus en plus denses devant certains ponts, lieux de passages et points d’entrées obligatoires pour accéder à l’espace réservé pour la célébration. Après contrôle et recontrôle des billets d’accès et fouille des sacs, il est 9h30 quand nous nous installons à 50 m de l’autel érigé place de la Concorde (Photo ci-contre).
Cette journée, je ne suis pas près de l’oublier : aux premières loges, dans une zone sécurisée proche des officiels et des prêtres (flèche rouge), nous découvrons à 14h, à l’allumage des écrans géants, l’avenue des Champs-Élysées bondée de monde : des fidèles de tous âges, certains en fauteuil roulant, de jeunes parents avec leur bébé malgré des heures de présence. C’est un véritable effet de surprise et un choc émotionnel que de nous retrouver à 800 000 personnes en ce même lieu. Tout va alors crescendo, motivés par des jeunes qui assurent pour mettre l’ambiance. Avec eux, on sautait sur place, on tapait des mains, on lançait des slogans à l’attention du pape Léon : une joie immense !
15h : c’est le début de la messe, temps de joie et de fête bien sûr mais surtout temps unique et privilégié de célébration et de prière avec le pape (photo ci-dessus ©M. Allupuz), en communion avec cette marée humaine calme : l’Église. Ferveur et intensité de recueillement semblaient facilitées par ce nombre immense. Il s’en dégageait une drôle d’impression faite à la fois de sentiment de puissance qui nous dépasse et de grande douceur qui rassure, que j’avoue n’avoir jamais ressentie avant ce jour. À creuser…
L’événement que je retiendrai est celui que me relate Servane du groupe de Clermont-Ferrand, placé près de nous. Après la célébration, au moment de quitter la place, le pape Léon va passer devant ce groupe. Un jeune père tient son bébé prématuré, tout juste sorti de la maternité, et veut aller à la rencontre du pape. La sécurité lui oppose d’abord un refus puis, devant l’insistance et la demande du groupe qui l’accompagne, le laisse s’avancer. Il protège de sa main la tête de son enfant du soleil. Tout le convoi de véhicules sombres et sécurisés s’arrête. Le pape Léon baisse sa vitre et pose alors ses mains sur la tête du bébé. Le père revient sur ses pas en tenant bien haut son enfant. L’agent de sécurité, ému aux larmes à son tour, l’aide à refranchir le barrage… ! (Photo ci-contre).
J’aimerai en dire beaucoup, beaucoup plus, mais l’essentiel ne peut se raconter : il est propre à ces temps extraordinaires, riches en sensations et en ressentis. Mais quelle que soit la taille de l’assemblée, à 10 ou 800 000, l’essentiel réside toujours dans ce mystère au cœur de la prière : goûter à 2, 3 ou beaucoup plus, la présence de Dieu au milieu de nous.
Merci à la paroisse de m’avoir proposé d’écrire ce témoignage !
Michel ALLEPUZ
Tous les textes et photos publiés par le Vatican à propos de ce voyage sont disponibles ici (clic)
Le 1er novembre, Léon XIV a écrit une lettre aux évêques de France réunis en Assemblée plénière
les invitant à faire fructifier cette visite (clic)
Plusieurs chants de gratitude composés à la suite de cette visite sont disponibles sur les plates-formes : YouTube, Spotify, Deezer…


